Lutte contre le paludisme : réduire la mortalité d’au moins 60% d’ici 2023

La commémoration de la 14eme journée mondiale de lutte contre le paludisme a permis de réitère l’engagement du gouvernement à endiguer cette maladie responsable du décès de 4121 personnes en 2020._

Plus de 2 646 139 cas de paludisme ont été rapportés au cours de l’année dernière et malheureusement 4 121 en sont décédés, majoritairement les enfants de moins de 5 ans. Les statistiques révèlent que sur dix patients parvenus en consultation, trois patients étaient atteints de paludisme. Ces données attestent de ce que le paludisme demeure une préoccupation majeure pour le Gouvernement et ses partenaires du domaine de la santé, car cette maladie affecté considérablement la qualité de vie de nos populations. Pour preuve, le taux de prévalence du paludisme, d’après Ronny Bengono Chef de District de santé de Mbalmayo, avoisine les 50% dans la ville de Mbalmayo. C’est d’ailleurs cette localité du département du Nyong et So'o dans la région du Centre qui a abrité les activités commémoratives à la 14eme journée mondiale de lutte contre le paludisme. Placée sous le thème : « Zéro palu – tirer un trait sur le paludisme », cette commémoration a connue quelques temps fort.

Tout d’abord la visite, par l’Inspecteur général des services administratifs, Représentant du Ministre de la Santé Publique, des formations sanitaires de la ville de Mbalmayo, en l’occurrence le district de santé de les Centres de santé intégré Urbain 1 et 2. Il a été surtout question d'apprécier la qualité des équipements des laboratoires, des bureaux, puis l’aménagement et l’organisation des salles d’hospitalisation, de consultation prénatale, d'accouchement, de vaccination, etc. Au cours des descentes dans les Centres de santé intégré, des femmes enceintes se sont vues remettre des Moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action (Milda). Séance tenante, elles ont aussi bénéficié d’une dose du Traitement Prévention Intermittent (TPI) du paludisme. Des conseils ont été prodigués à ces dernières sur l’importance des visites prénatales, le respect de la fréquence du TPI du paludisme et la nécessité de dormir sous une Milda. Au Centre de santé intégré Urbain 2 de Mbalmayo, il a été procédé à la démonstration de l’installation adéquate de la moustiquaire imprégnée. Séance au cours de laquelle des autorités traditionnelles étaient présentes. L’ambition étant d’impliquer les leaders communautaires dans la lutte contre cette maladie afin d’inverser la tendance selon laquelle seuls 54% de la population des ménages des huit régions couvertes à plus de 91 % de moustiquaires les utilisent réellement.

Par la suite, le Ministre de la Santé Publique s’est prononcé sur cette maladie endémique en soulignant les actions menées par le Gouvernement jusqu’ici. En plus de la détermination à réduire d’au moins 60% la morbidité et la mortalité liées au paludisme d’ici à 2023, il y a également l’adoption de l’approche « High Burden to High Impact » recommandée par l’OMS en vu de mettre en œuvre des actions spécifiques adaptées à l’épidémiologie et l’entomologie de chaque zone géographique et de rechercher le plus grand impact dans les zones où l’incidence est la plus marquée. A cela, il faut ajouter l’intensification de la communication pour pallier la tardive ou faible fréquentation des services de consultation prénatale, entre autres. Dans la foulée, le Dr. MANAOUDA Malachie a annoncé que le Cameroun est en train de mettre en place le Conseil et le Fonds National pour l’élimination du paludisme. Mécanismes dans lesquels seront renforcé la participation du secteur privé.

Source : https://www.minsante.cm/site/?q=fr/content/lutte-contre-le-paludisme-r%C3%A9duire-la-mortalit%C3%A9-d%E2%80%99au-moins-60-d%E2%80%99ici-2023